urwerk - Urwerk UR-105 CT
Luc Virginius / Chronopassion
urwerk - Urwerk UR-105 CT

Urwerk UR-105 CT

urwerk | 72'200 € TTC

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L'avis de laurent

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URWERK in a New York State of mind.

URWERK a vingt ans. C’est pour certains le temps de la maturité. Enfin ! C’est pour nous le moment de jeter un coup d’œil par-dessus notre épaule, sans nostalgie, ni pathos mais au contraire avec excitation. Il y a 20 ans donc, Felix Baumgartner, 22 ans, posait le pied à New York, le nouveau foyer de Martin Frei. C’était excitant, bruyant, effervescent ! Un terrain de jeu géant, une ville de chimères et d’adrénaline. Tout un mix d’émotions qu’ils retranscrivent aujourd’hui au travers de leur nouvelle création, la UR-105 CT, la Streamliner.
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Mars 1997. Martin Frei a terminé avec succès ses études à la Hochschule für Gestaltung und Kunst (Académie des Arts et du Design) de Lucerne. Il est désormais installé à New York où il fonde avec d’autres artistes helvétiques l’association USA, United Swiss Artists. Il vit alors dans le quartier de Montrose, dans un loft dénudé qui devient vite un point de rencontre créatif. 
Felix est à Genève, Martin de l’autre côté de l’Atlantique. URWERK, leur « bébé » existe déjà mais peine à faire ses premiers pas. La UR-101 et la UR-102 ont bien connu un succès d’estime mais la compagnie n’est pas viable. Elle est maintenue à flots par chacun de ses pères. Les moments de doute se succèdent. Quel avenir pour URWERK ? Faut-il s’acharner ? Faut-il continuer à alimenter leur rêve qui aura bientôt englouti toutes leurs économies ? C’est la tête remplie de questions que Felix Baumgartner prend l’avion pour rejoindre son ami. Destination New York. Felix Baumgartner a 22 ans, Martin est légèrement plus âgé. Ils sont dans la ville de leurs rêves. Le jour, ils arpentent le bitume, emmagasinent les images de la ville. Ils en prennent plein des yeux de New York, ses murs de briques rouges, ses gratte-ciel Art-déco, son métro rutilant. Des clichés qui emplissent leur imaginaire et qui ne les quitteront plus…
 
 
Vingt ans se sont aujourd’hui écoulés. URWERK est désormais une marque de niche établie. Leur rêve a pris forme et vie. Et quand Martin Frei et Felix Baumgartner se repenchent sur leur histoire, c’est sur le papier et à l’établi que les souvenirs prennent forme. Leur rêve américain, ils le porteront au poignet c’est la UR-105 CT, la Streamliner.
 
 
La UR-105 CT est tout d’abord un bel objet, plein, qui tient dans le creux de la main. Sa forme originale est un remarquable octogone parcouru de stries profondes sur toute la longueur. Anguleuse, géométrique, symétrique, on ressent fortement ici les influences du style Art Déco. «  La Streamliner est une pièce minimaliste, peu de fioriture, des lignes épurées. Elle a une structure très verticale. Elle s’allonge à l’infinie. Je visualisais l’Empire State Building, le Chrysler Building, le Comcast building en la couchant sur le papier » nous explique Martin Frei. 
Il faut actionner la languette coulissante de la UR-105 CT pour découvrir le mécanisme de cette montre. Il s’agit ici d’une heure satellite construite sur la base d’un nouveau carrousel squeletté. Ce dernier enserre les quatre portants nécessaires à l’indication des heures. Ces satellites affichent chacun trois index et défilent tour à tour le long du rail des minutes pour un affichage du temps analytique et numérique. « La UR-105 CT est une montre d’un style évolutif. Fermée, elle est d’une sobriété étonnante, seule l’indication de l’heure est alors visible. L’esthétique de la pièce se suffit à elle-même. Ouverte, c’est une plongée dans une ambiance très métallique. C’est assez froid. Vous pouvez y percevoir une notion de vitesse, une recherche d’efficacité. Le carrousel de la Steamliner a été entièrement repensé. Il est ultra-light, ultra-performant, ultra-résistant » déclare Felix Baumgartner. 
Une indication de la réserve de marche et une seconde digitale viennent compléter les informations présentes sur le cadran. La seconde digitale est particulièrement remarquable. Elle affiche les dizaines de secondes. La pièce a été usinée grâce au procédé de photolithographie. Pour rendre cet élément aussi aérien que possible, chaque marqueur des secondes a été squeletté. Son poids est ainsi inférieur à 0.10 grammes.
Côté verso, deux turbines contrôlent le système de remontage de la pièce. Leur ajustement se fait à l’aide d’un levier. En position « FULL », le moindre mouvement est exploité pour le réarmement du ressort du barillet. Sur mode « STOP », le système de remontage est désactivé, la UR-105 se recharge alors manuellement par le biais de sa couronne. Une troisième position intermédiaire « RED. » (pour REDUCED) modère le remontage évitant ainsi une tension excessive du ressort de barillet. 

Spécifications techniques

Calibre : UR 5.03 à remontage automatique régulé par une double turbine
 
Rubis : 52
 
Fréquence : 28,800v/h - 4Hz
 
Réserve de marche : 48 heures
 
Matières : Heures satellite mues par des croix de Genève en bronze béryllium; carrousel squeletté en aluminium ; secondes digitales squelettées ; carrousel et triples platines en ARCAP.
 
Finitions :
Perlage, sablage, satinage
Têtes de vis anglées
Index des heures et minutes peints à la main au SuperLuminova
 
Indications Heures satellite ; minutes, secondes digitales
Reserve de marche
 
Matières : UR-105 CT boîtier titane et acier poli miroir
 
Dimensions : Largeur 39,50mm ; longueur : 53mm ; épaisseur : 17.8 mm
 
Glace : Crystal saphir
 
Etanchéité : Pression testée à 30m / 3ATM
 

Who's who

Pour de nombreuses pièces que l’on trouve chez Chronopassion, Laurent Picciotto en fut le partenaire dès leurs débuts. Mais dans certains cas, il fut là...avant même le début. C’est le cas d’Urwerk. C’est le principe de la souscription. Quand, en 2002, le frère de l’un des fondateurs de la marque se rend rue Saint Honoré, il n’a en poche que des dessins, en tête que des projets, voire des visions. Pourtant, celles-ci séduisent le propriétaire des lieux. Il y est question de nouveau mode de lecture de l’heure, de satellites... La tête dans les étoiles, les fondateurs d’Urwerk ? « En apparence seulement », précise Laurent Picciotto. « Le staff d’Urwerk et son travail sont assez secrets, mais la feuille de route est tout sauf approximative. C’est une affaire de professionnels, minutieux, peut-être en marge du microcosme horloger mais avec une vision très claire de ce qu’ils sont et d’où ils vont ».
 
La première Urwerk tient ses promesses : elle impose son style, un mouvement totalement inédit ainsi qu’une lecture tout autant inédite de l’heure. La montre crée sa propre empreinte parmi les gammes vues et revues de l’horlogerie contemporaine. Mais la nouveauté ne va pas de soi pour tous : « lorsque la première pièce est arrivée en 2004, via souscription, il fallu beaucoup d’évangélisation », concède Laurent Picciotto.
 
Pourtant, passion, pragmatisme et didactisme font leur œuvre : le succès est au rendez-vous. Chronopassion s’impose rapidement comme le revendeur exclusif d’Urwerk en France. L’enseigne représentera au final un volume significatif des ventes de la marque dans le monde. Près de 10 ans après son lancement, Urwerk cultive toujours sa singularité. Elle reste fidèle à ses principes fondateurs de lecture de l’heure par satellites mais y apporte des évolutions constantes à un rythme soutenu : « Je reste encore aujourd’hui très étonné par la capacité à rebondir de la marque », souligne ainsi Laurent Picciotto.
 
L’hôte de Chronopassion poursuit donc sa route avec Urwerk, dont il a proposé la totalité des modèles développés jusqu’à ce jour. Certaines séries limitées se sont d’ailleurs littéralement arrachées ; ces modèles ont provoqué un début de queue rue Saint Honoré qui allait, de toutes manières, largement excéder le peu de pièces disponibles. Pour Laurent Picciotto, l’explication est celle « de clients qui retrouvent leur âme d’enfant. Il y en a parfois aux goûts très classiques qui craquent littéralement pour une Urwerk ». Est-ce rationnel que de ne jurer que par Bréguet ou Audemars-Piguet et de basculer tout à coup dans la folie satellitaire d’Urwerk ? Non, certainement pas. Mais Urwerk est tout sauf un jouet raisonnable...
 
Journaliste : Olivier Müller (11/2012)
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