urwerk - UR-103T
Luc Virginius / Chronopassion
urwerk - UR-103T

UR-103T

urwerk

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L'avis de laurent

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La UR103 est depuis l’année de sa présentation, en 2003, la collection emblématique de la maison Urwerk. La UR103 est l’Egérie, la pièce annonciatrice de la « Nouvelle horlogerie contemporaine». Cette ligne emblématique s’agrandit aujourd’hui avec la présentation de la UR103T. «T» pour Tarentule ! La croix centrale de la UR103 classique – croix orbitale en titane – a été remplacée par toute une structure de métal. Une composition en ARCAP P40 - alliage inoxydable et amagnétique - qui enserre les quatre satellites des heures, n’en laissant apparaître qu’un, le premium, celui de l’heure exacte qui défile le long du rail de la minute. Sur la UR103T, ne s’affiche que l’heure présente qui entraîne celle du passé dans l’ombre et laisse augurer de l’heure future. Sur la UR103T, chaque satellite a acquis son autonomie et se déplace indépendamment. Tandis que le premium défile devant le chemin des minutes et indique l’heure de façon analogique et digitale, les trois autres satellites effectuent une danse quatre temps. Hors du chemin de la minute, ces trois satellites accompliront chacun une rotation de 480°: quatre révolutions de 120° sur leur propre axe. La masse en déplacement ici est 311 fois plus conséquente qu’un jeu d’aiguilles classiques. Ultra précision d’usinage, équilibre et minutie du montage sont alors des impératifs pour assurer l’isochronie de cette pièce d’exception.

Spécifications techniques

Who's who

Pour de nombreuses pièces que l’on trouve chez Chronopassion, Laurent Picciotto en fut le partenaire dès leurs débuts. Mais dans certains cas, il fut là...avant même le début. C’est le cas d’Urwerk. C’est le principe de la souscription. Quand, en 2002, le frère de l’un des fondateurs de la marque se rend rue Saint Honoré, il n’a en poche que des dessins, en tête que des projets, voire des visions. Pourtant, celles-ci séduisent le propriétaire des lieux. Il y est question de nouveau mode de lecture de l’heure, de satellites... La tête dans les étoiles, les fondateurs d’Urwerk ? « En apparence seulement », précise Laurent Picciotto. « Le staff d’Urwerk et son travail sont assez secrets, mais la feuille de route est tout sauf approximative. C’est une affaire de professionnels, minutieux, peut-être en marge du microcosme horloger mais avec une vision très claire de ce qu’ils sont et d’où ils vont ». La première Urwerk tient ses promesses : elle impose son style, un mouvement totalement inédit ainsi qu’une lecture tout autant inédite de l’heure. La montre crée sa propre empreinte parmi les gammes vues et revues de l’horlogerie contemporaine. Mais la nouveauté ne va pas de soi pour tous : « lorsque la première pièce est arrivée en 2004, via souscription, il fallu beaucoup d’évangélisation », concède Laurent Picciotto. Pourtant, passion, pragmatisme et didactisme font leur œuvre : le succès est au rendez-vous. Chronopassion s’impose rapidement comme le revendeur exclusif d’Urwerk en France. L’enseigne représentera au final un volume significatif des ventes de la marque dans le monde. Près de 10 ans après son lancement, Urwerk cultive toujours sa singularité. Elle reste fidèle à ses principes fondateurs de lecture de l’heure par satellites mais y apporte des évolutions constantes à un rythme soutenu : « Je reste encore aujourd’hui très étonné par la capacité à rebondir de la marque », souligne ainsi Laurent Picciotto. L’hôte de Chronopassion poursuit donc sa route avec Urwerk, dont il a proposé la totalité des modèles développés jusqu’à ce jour. Certaines séries limitées se sont d’ailleurs littéralement arrachées ; ces modèles ont provoqué un début de queue rue Saint Honoré qui allait, de toutes manières, largement excéder le peu de pièces disponibles. Pour Laurent Picciotto, l’explication est celle « de clients qui retrouvent leur âme d’enfant. Il y en a parfois aux goûts très classiques qui craquent littéralement pour une Urwerk ». Est-ce rationnel que de ne jurer que par Bréguet ou Audemars-Piguet et de basculer tout à coup dans la folie satellitaire d’Urwerk ? Non, certainement pas. Mais Urwerk est tout sauf un jouet raisonnable... Journaliste : Olivier Müller (11/2012)
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