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Who's Who , Angelus

WHO'S WHO

L’annonce était réservée à un public attentif et connaisseur. Ce qui, d’emblée, réduit l’audience à son minimum d’horlo-geeks avertis. Ce public, c’est précisément celui de Chonopassion. Voilà pourquoi Laurent Picciotto avait repéré, parmi les centaines d’annonces effectuées durant Baselworld, celle-ci, résumée en deux mots que plus personne n’osait espérer : « Angelus revient ». 

Angelus, créée en 1891, est l’auteur de calibres mythiques de la belle horlogerie suisse, l’une des manufactures les plus innovantes de la première moitié du XXe siècle. Son nom fut balayé par le quartz au milieu des années 70. Pourtant, il reste associé dans le cœur des puristes aux summums des calibres mécaniques. Beaucoup ont d’ailleurs animé des pièces de haut rang, parmi lesquelles certaines Panerai Luminor aujourd’hui très recherchées. 

Il fallait donc de l’audace, avec un tel héritage, pour vouloir redonner vie à Angelus. De l’audace, mais aussi des moyens, de la créativité, et le talent de ne pas refaire ce qui avait déjà été fait. Ces ingrédients se trouvent aujourd’hui réunis chez La Joux-Perret, illustre motoriste de la Chaux-de-Fonds, épaulé par le groupe Citizen et auteur de pièces remarquables chez Arnold & Son. C’est cet ensemble cohérent et dynamique qui a décidé de redonner vie à Angelus. 

« Sur le papier, la renaissance d’Angelus réunissait donc toutes les conditions pour être une réussite. Ne restait qu’à voir la pièce », résume Laurent Picciotto. « La pièce », et non le modèle car, en ce mois de mars 2015, à Bâle, il n’y en avait qu’une seule. Et elle fut instantanément réservée à destination de la rue Saint-Honoré. 

« Elle a effectivement tout de suite capté mon attention », confirme Laurent Picciotto. « Ce tourbillon excentré qui sort de la pièce, dépasse à peine de la chemise, reléguant presque l’heure au second plan, c’est une très belle trouvaille. Instantanément, cette U10 Tourbillon Lumière devient un sujet de conversation ». 

Chronopassion est donc devenue la première enseigne à proposer l’un des très rares exemplaires de l’U10 (25 exemplaires au monde). Le coup de foudre a été immédiat, autant pour son design que son calibre. « C’est un pur mouvement de forme », analyse Laurent Picciotto. « Il a été conçu pour épouser chaque millimètre de sa boîte très seventies, unique et sur mesure. Sa seconde morte est autant une complication rare qu’un clin d’œil à cette décennie qui mit un terme à la première vie d’Angelus. Les connaisseurs ont bien saisi l’allusion ». 

Angelus n’est donc pas une start-up de plus. La maison offre toutes les garanties de professionnels chevronnés de l’horlogerie, jouissant d’une totale liberté créative. Le nom ‘Angelus’ est une véritable caution, une légitimité. 

Doit-on parler de redémarrage historique ? Seul l’avenir le dira. Mais si tel est le cas, l’U10 en sera la pierre philosophale. Et, une fois encore, dans ce rôle qu’elle a si souvent endossé, Chronopassion son artisan de la première heure. 

Journaliste : Olivier Mûller  05/2015

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